La confiance

28 Sep

Le système éducatif français n’est pas un modèle d’efficacité en ce qui concerne la mise en confiance : les écoliers et les lycéens ne prennent pas le chemin de l’école avec grand plaisir, c’est un fait connu de tous aujourd’hui. Ils figurent parmi les plus « stressés » au monde, à la fois par une ambiance dans les établissements de plus en plus anxiogène et par la pression des parents, de plus en plus appuyée.

Avant nous dans ce sinistre classement, il n’y a que le Japon et la Corée, dont les terribles taux de suicide d’adolescents font régulièrement la une des médias.

Aux USA et au Canada, on s’inquiète en revanche de l’excès de confiance des jeunes, qui n’est absolument pas en rapport avec leur niveau, en sciences particulièrement. L’école canadienne ou américaine sait créer un climat où chacun exprime le meilleur de lui-même sans avoir à se mesurer sans cesse aux autres et à la critique sévère et méprisante des professeurs. L’humiliation y est rare, tout au contraire de nos écoles.

Ne pas avoir conscience de ses faiblesses, de ses limites, ne douter de rien ne comporte-t-il pas autant de risques que d’avoir peur de faire des « fautes », de ne pas être à la hauteur ? Entre une éducation élitiste, excessivement exigeante et une éducation démagogique, on peut s’interroger sur les objectifs à suivre pour l’avenir.

Le film « Waiting for Superman » qui sort bientôt sur les écrans en Europe, dresse un constat polémique sur l’état de l’éducation aux USA.

On voit dans une séquence de ce film un jeune garçon s’élancer en vélo sur un tremplin et s’écraser contre un mur.

Et après ?

Cécile Van de Velde a consacré un livre récent  à l’entrée dans l’âge adulte, qui comparait le cas de la France à celui de ses voisins européens.

« Dans les pays du Nord, l’insertion dans la vie active est à la fois plus longue et plus souple. Elle laisse un espace important à une détermination progressive du jeune, à son développement personnel. Cela passe par une indépendance très précoce, soutenue par des aides importantes de l’État.

Dans les pays du Sud, l’Italie, l’Espagne, la situation est complètement inverse. Les jeunes, confrontés très durement à la crise, vivent une précarité de très longue durée et partent de plus en plus tard de chez leurs parents : 28 ans en moyenne, contre 20 dans les pays scandinaves.

Le modèle « libéral », du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis, est, lui, très différent. La jeunesse est beaucoup plus courte : il faut « s’assumer » très tôt et par ses propres moyens, ce qui explique que les études soient souvent bien plus courtes que chez nous. Avec la crise, ces pays voient ainsi des jeunes arriver sur le marché du travail déjà surendettés, et ne trouvant pas d’emploi pour faire face. »

Article sur Le point.fr

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :